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En canot sur les chemins d'eau du Roi
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En canot sur les chemins d'eau du Roi
On vient de m'offrir cet ouvrage et je dois dire que dès les premières pages j'ai été emporté. Emporté le long de ces voies d'eau que notre Consul général a su peupler - comme il sait si bien le faire - de personnages historiques hauts en couleur.
J'aurais aimé 40 ans plus tard et portant (presque) le même uniforme m'engager dans pareil périple!
J'aurais aimé 40 ans plus tard et portant (presque) le même uniforme m'engager dans pareil périple!
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
J'ai profité de mes vacances pour "achever" ce livre.
Du beau et du grand Raspail!
Avec quel bonheur il distille l'histoire du Nouveau Monde français et son propre périple!
Des scènes ont résonnées en moi comme celle où lui et ses compagnons récite la prière "scoute".
Le scoutisme étant assez présent au fil de cet ouvrage
Ou encore lorsqu'il vouvoie l'imposant Grizzli qu'il croise au hasard d'un portage (cf. son article sur le vouvoiement - références in "L'oeuvre")!
Seule la fin me laisse sur la mienne: je la trouve assez brutale.
Pour le reste mes compagnons de ces derniers jours sont le Père Marquette, Montcalm, Fontenoy, Cavelier d ela Salle et consorts.
J'ai hâte de lire l'un de ses premiers ouvrages "Terre de Feu - Alaska"!
Du beau et du grand Raspail!
Avec quel bonheur il distille l'histoire du Nouveau Monde français et son propre périple!
Des scènes ont résonnées en moi comme celle où lui et ses compagnons récite la prière "scoute".
Le scoutisme étant assez présent au fil de cet ouvrage
Ou encore lorsqu'il vouvoie l'imposant Grizzli qu'il croise au hasard d'un portage (cf. son article sur le vouvoiement - références in "L'oeuvre")!
Seule la fin me laisse sur la mienne: je la trouve assez brutale.
Pour le reste mes compagnons de ces derniers jours sont le Père Marquette, Montcalm, Fontenoy, Cavelier d ela Salle et consorts.
J'ai hâte de lire l'un de ses premiers ouvrages "Terre de Feu - Alaska"!
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
J'ai commencé ce livre captivant dès les premières pages, et intéressant car il nous fait rencontrer un Jean Raspail de 23 ans, ce qui nous permet de comprendre ce qui l'a poussé à voyager, la genèse de son rêve en quelque sorte.
Voici un passage très éclairant sur le thème du jeu :
Et l'on constate que dans le jeu de l'autodérision, il n'est pas mauvais non plus.
Voici un passage très éclairant sur le thème du jeu :
Mais qu'est-ce que c'est que ce genre d'histoire !
Un jeu de gamins attardés, la tête farcie de nobles aventures périmées, les croisades, le roi-lépreux adolescent se faisant porter en litière au plus fort de la bataille, les chevaliers au siège de Malte, la mort de Montcalm, M'sieur d'Charette, les saint-cyriens en gants blancs, le père de Foucauld, le Prince Eric, tout le saint-frusquin « tradi-catho » de l'imaginaire juvénile de ce temps-là, cache-misère du monde réel ? J'en conviens, c'était un jeu, mais tout jeu de symbole, à l'exemple des enfants, se doit d'être joué sérieusement. J'ai souvent joué à ces jeux au cours de mon existence, du Pérou des Incas à la Patagonie. Je me demande si ce n'est pas, justement, en jouant de cette façon-là que le 21 janvier 1993, bicentenaire de la mort de Louis XVI, j'avais rameuté trente mille personnes à l'emplacement de l'échafaud, devant le Crillon, place de la Concorde, à dix heures vingt-trois, heure précise où tomba la tête du roi, les prières de la foule s'envolant au-dessus d'un océan de voitures bloquées, la chaussée jonchée de bouquets de lys blancs. Quand les convictions tournent à vide parce qu'on est débordé de toutes parts et qu'on ne distingue plus aucun moyen de les voir un jour s'imposer, il faut les habiller d'attitudes tranchées. Cela est un jeu...
Et l'on constate que dans le jeu de l'autodérision, il n'est pas mauvais non plus.
Clémence- Officier de la Couronne d'Acier
- Nombre de messages : 2298
Age : 53
Localisation : Amiens
Date d'inscription : 27/04/2008
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
Jean Raspail, à 24 ans, a mis ses propres pas dans ceux du Père Marquette, un Picard !, «Robe noire » évangélisatrice des indiens d’Amérique au XVIIème siècle, découvreur du Mississipi (orthographe française) et « oublié en France où ces héros-là ne font plus recette. »
Le récit de l’aventure de jeunesse de Jean Raspail, Philippe Andrieu, Jacques Boucharlat et Yves Kerbendeau sur les canots Huard et Griffon nous embarque sur plus de 28 miles de voies d’eau, avec pour seul but le défi et l’hommage aux brigades devancières.
Remonter les fleuves puis les suivre, naviguer sur des lacs qui sont parfois de véritables mers, permet de remonter le temps ou, mieux, de jeter un pont entre les siècles en revivant une aventure passée :
« Nous formions, en quelque sorte, une expédition à quatre canots séparés deux par deux par 276 années, mais réunis au ras de l’eau où tous ensemble nous avironnions par les mêmes lacs et rivières. »
Sans doute signant là la fin d’une époque où ce genre de périple était encore possible :
« Nous étions quelque chose comme des explorateurs posthumes, des découvreurs d’un monde disparu venus l’espace d’un court moment réveiller de très anciens souvenirs et aussitôt les emportant avec eux dans le sillage de leurs canots. »
Les 4 compères s'aident du Journal du Père Jacques Marquette.
Au fil des fleuves, lacs, chutes, rapides, chemins de portage, criques, îles, défile aussi, en écho à leur aventure, l’histoire jamais ennuyeuse (notre consul général est un conteur hors pair !) de l’Amérique française.
« Nous éprouvions la perception quasi physique, charnelle, matérielle, de vivre hier et non aujourd’hui. »
Le récit suit le rythme de leur périple : 2800 miles à l’aviron, mais 200 pages pour la première moitié du trajet et 40 pour le reste, sur le Mississipi.
Vous avez raison, Pierre, la fin est assez décevante, en queue de poisson même ! : elle est à l’image de ce qu’ont ressenti les quatre canotiers, pressés d’en finir au bout de 7 mois d’avironnage.
Je recommande cet ouvrage car il permet de mieux comprendre notre Consul Général et sa tournure d’esprit : ce qui l’a poussé à partir à l’aventure (avec un parallèle que l’on peut faire avec Antoine de Tounens), ce que cette aventure a modelé ou cristallisé en lui (« cette longue aventure qui décida de mon existence »), les fondements de son imaginaire etc.
Le récit de l’aventure de jeunesse de Jean Raspail, Philippe Andrieu, Jacques Boucharlat et Yves Kerbendeau sur les canots Huard et Griffon nous embarque sur plus de 28 miles de voies d’eau, avec pour seul but le défi et l’hommage aux brigades devancières.
Remonter les fleuves puis les suivre, naviguer sur des lacs qui sont parfois de véritables mers, permet de remonter le temps ou, mieux, de jeter un pont entre les siècles en revivant une aventure passée :
« Nous formions, en quelque sorte, une expédition à quatre canots séparés deux par deux par 276 années, mais réunis au ras de l’eau où tous ensemble nous avironnions par les mêmes lacs et rivières. »
Sans doute signant là la fin d’une époque où ce genre de périple était encore possible :
« Nous étions quelque chose comme des explorateurs posthumes, des découvreurs d’un monde disparu venus l’espace d’un court moment réveiller de très anciens souvenirs et aussitôt les emportant avec eux dans le sillage de leurs canots. »
Les 4 compères s'aident du Journal du Père Jacques Marquette.
Au fil des fleuves, lacs, chutes, rapides, chemins de portage, criques, îles, défile aussi, en écho à leur aventure, l’histoire jamais ennuyeuse (notre consul général est un conteur hors pair !) de l’Amérique française.
« Nous éprouvions la perception quasi physique, charnelle, matérielle, de vivre hier et non aujourd’hui. »
Le récit suit le rythme de leur périple : 2800 miles à l’aviron, mais 200 pages pour la première moitié du trajet et 40 pour le reste, sur le Mississipi.
Vous avez raison, Pierre, la fin est assez décevante, en queue de poisson même ! : elle est à l’image de ce qu’ont ressenti les quatre canotiers, pressés d’en finir au bout de 7 mois d’avironnage.
Je recommande cet ouvrage car il permet de mieux comprendre notre Consul Général et sa tournure d’esprit : ce qui l’a poussé à partir à l’aventure (avec un parallèle que l’on peut faire avec Antoine de Tounens), ce que cette aventure a modelé ou cristallisé en lui (« cette longue aventure qui décida de mon existence »), les fondements de son imaginaire etc.
Clémence- Officier de la Couronne d'Acier
- Nombre de messages : 2298
Age : 53
Localisation : Amiens
Date d'inscription : 27/04/2008
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
Je viens de terminer cet ouvrage mercredi dernier (que j'ai beaucoup apprécié ceci dit en passant) et, chose amusante, on m'a proposé le lendemain même une balade en canoë.
Les hasards de la vie ?
Ce ne fut donc pas sans une pensée pour l'épopée de celui qui deviendrait un jour notre consul général, que je ramais et "portageais" sur la Varenne (toute petite rivière au sud de Dieppe).
Les hasards de la vie ?
Ce ne fut donc pas sans une pensée pour l'épopée de celui qui deviendrait un jour notre consul général, que je ramais et "portageais" sur la Varenne (toute petite rivière au sud de Dieppe).
François R- Commandeur de la Constellation du Sud
- Nombre de messages : 1370
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 23/03/2008
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
Il est à noter qu'il est fait mention de son canot, le "Huard" dans le BLAP XII. Celui-ci viens d'être retrouvé 60 ans après. Ce n'est pas sans émotion que Jean Raspail a reconnu son ancien compagnon de misère.
François R- Commandeur de la Constellation du Sud
- Nombre de messages : 1370
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 23/03/2008
Re: En canot sur les chemins d'eau du Roi
je viens de terminer ce livre et j'ai beaucoup aimé.
Jean Raspail m'a fait découvrir une page de l'histoire que je ne connaissais pas, et j'adore le don qu'il a pour faire mémoire et redonner vie à des personnes que l'on a oubliées. Il y a des passages très émouvants.
A la fin du livre, il dit qu'il n'a pas l'impression d'avoir accompli un exploit, pourtant je trouve que c'en est un. Avoir fait ces milliers de kilomètres en canot, dans ces conditions extrêmes, c'est presque surhumain.
Et puis ce livre m'a aussi permis de découvrir Jean Raspail en tant que personne, alors que dans ses romans, il ne parle pas de lui. Je ne connaissais de Jean Raspail que les idéaux qu'il représente à travers ses romans, mais c'est tout.
Jean Raspail m'a fait découvrir une page de l'histoire que je ne connaissais pas, et j'adore le don qu'il a pour faire mémoire et redonner vie à des personnes que l'on a oubliées. Il y a des passages très émouvants.
A la fin du livre, il dit qu'il n'a pas l'impression d'avoir accompli un exploit, pourtant je trouve que c'en est un. Avoir fait ces milliers de kilomètres en canot, dans ces conditions extrêmes, c'est presque surhumain.
Et puis ce livre m'a aussi permis de découvrir Jean Raspail en tant que personne, alors que dans ses romans, il ne parle pas de lui. Je ne connaissais de Jean Raspail que les idéaux qu'il représente à travers ses romans, mais c'est tout.
Isabelle- Officier de l'Etoile du Sud
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Date d'inscription : 24/01/2010
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